Les 4 tendances du marché logiciels QHSE

Article publié le 17 janvier 2022

Les tendances du marché logiciel : les solutions doivent s’adapter aux organisations et non l’inverse

 

Article original publié dans la revue Qualité Référence – n°91 – Décembre 2021, Janvier, Février 2022

Le marché des logiciels QHSE fait face à des enjeux importants pour accompagner les organisations dans leurs évolutions, guidées par des changements réglementaires ou normatifs. Plusieurs pistes de réflexions techniques, fonctionnelles et organisationnelles sont à explorer pour répondre à cette situation.  

 

tendance logiciels 2022

C’est un fait : le monde change et le rythme des évolutions s’accélère. Déjà constatée avant la pandémie, la mutation des organisations s’amplifie. Le contexte réglementaire et normatif accentue ces mutations. 

Les logiciels n’échappent pas à ce mouvement : ils doivent eux aussi s’adapter. 

Par ailleurs, la démocratisation des smartphones et l’utilisation d’applications mobiles sont entrées dans nos pratiques depuis de nombreuses années. Les utilisateurs souhaitent bénéficier avec leurs outils professionnels de la même souplesse que celle offerte par leurs outils à usage personnel. 

La combinaison de ces phénomènes oblige désormais les solutions logicielles dans le domaine QHSE à être agile rapidement. 

 Comment les logiciels peuvent-ils être au service des changements d’organisation ? Comment les éditeurs peuvent garantir une continuité de services et une grande réactivité ? Comment assurer aux utilisateurs un usage fluide, agile et souple des solutions ?  

 

Le temps des projets informatiques se réduit 

L’avènement de la micro-informatique et la démocratisation des équipements se sont accompagnés d’une simplification des projets informatiques. Encore courants dans les années 90, les projets avec une échéance à long terme sont aujourd’hui très rares.  Peu de structures, entreprises privées ou entités publiques, se projettent sur un tel horizon.  

En 2014, une étude menée par le cabinet Vanson Bournei auprès de DSI français a montré que le délai moyen entre une demande et la fourniture d’un service était de 5 mois. Ce délai était considéré comme une source de difficultés pour l’entreprise et 2/3 des personnes interrogées estimaient que cela créait une inertie néfaste pour la productivité de l’entreprise. 

 Aujourd’hui, les cahiers des charges font état de planning de déploiement sur quelques semaines seulement.  

 

La tendance « no code » ou « lowcode » 

L’expression « solution no-code » se répand depuis des mois sur les réseaux et les articles de blog sur le sujet se comptent désormais par dizaines. 

Derrière cet anglicisme technique se cache une réalité opérationnelle : même s’il s’agit avant tout de produits informatiques, la technologie n’est pas ou n’est plus le sujet principal.  

Les logiciels doivent être au plus près des usages et des attentes des utilisateurs. Un responsable Qualité doit être en capacité de mettre en œuvre de façon autonome son logiciel QHSE. Déployer un plan d’actions ou une collecte d’événements indésirables doit pouvoir se faire simplement et directement par les professionnels concernés. 

  

Hébergement & simplification des infrastructures 

Les solutions en ligne, hébergées ou Saas se développent et simplifient le maintien en conditions opérationnelles des logiciels.  Cependant, il est impératif de maîtriser la sécurisation des données : la protection des données et la conformité au référentiel européen RGPD reste une priorité. 

Des solutions d’hébergement extrêmement sécurisées sont aujourd’hui disponibles sur le marché. C’est notamment le cas des plateformes certifiées ISO 27 001, agréées pour héberger des données sensibles. 

 

Prise en compte de l’expérience utilisateur 

Une autre notion émerge ces dernières années : l’expérience utilisateur. L’objectif de l’UX Design est de créer la meilleure expérience d’usage possible dans toute situation d’interaction.  

Aujourd’hui, l’UX ne rime pas seulement avec numérique, mais s’applique aussi aux objets physiques et fait partie de notre quotidien. Les logiciels professionnels n’échappent pas à la tendance et la conception d’applications doit prendre en compte le parcours de l’utilisateur de A à Z.  

Créer des interfaces intuitives et plus adaptées limite le besoin d’assistance et de documentation, les frustrations et incompréhensions des utilisateurs.  

 

Un accompagnement réactif : la TMA 

Les éditeurs de logiciels doivent proposer un haut niveau de services à leurs clients, réactif et performant. Des contrats de services tel que ceux de Tierce Maintenance Applicative (TMA) sécurisent les utilisateurs durant tout le cycle de vie du logiciel.  

En effet, la TMA vise à déléguer à un prestataire externe tout ou partie des opérations pour assurer le bon fonctionnement des applications métiers. Il peut s’agir de prestations préventives, correctives ou évolutives. 

  Ce type de contrat présente, entre autres, les bénéfices suivants :   

  • Soulager les équipes informatiques et fonctionnelles,  
  • Disposer de l’expertise technique et fonctionnelle de l’éditeur, 
  • Accélérer la réalisation des projets,  
  • Bénéficier d’une assistance personnalisée. 

Ces dernières années ont montré que les organisations doivent faire face à de perpétuelles évolutions réglementaires, normatives et technologiques. Les utilisateurs aspirent également à des outils professionnels en phase avec ces changements.  

Pour répondre à cette situation mieux vaut adopter une solution agile, sécurisée et offrant un large éventail de services. Qu’elles soient techniques, fonctionnelles, ergonomiques ou humaines, les pistes sont nombreuses et laissent présager de belles innovations dans les années à venir. 

 

 Article rédigé par Marie Pommier, Directrice Produit